Les morsures de l’ombre, Karine Giebel

03- Les morsures de l'ombreAuteur : Karine Giebel

Editions : Pocket

Genre : Thriller

Pages : 279

Prix : 6,95 €

Date de parution : 10 Septembre 2009

Public : Adulte

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« Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince… »

Ce que j'en ai pensé...

Stella : Bon, ça suffit ! 
Moi : Quoi ? 
Stella : Tu vois dans quel état est Alfred ? 
Moi : Il va très bien… Pas vrai Alfred, hein ? 
Alfred : Oui…laisse…moi…re…prendre…mon…souffle. 
Moi : Misère, bande de petite nature… 

Règle numéro un : Ne jamais lire un autre thriller après Karine Giebel ! J’en ai fait l’amère expérience l’année dernière… 700 pages de calvaire ! Ils me paraissent tous bien fades après les romans de cette auteure.    

Règle numéro deux : Avoir le cœur bien accroché, parce que quand vous plongez dans l’univers de Karine Giebel attendez-vous à en ressortir avec quelques neurones en moins et un cœur totalement fracassé ! 

Règle numéro trois : Les happy-end : ne cherchez pas, vous n’en aurez pas ! 

Voilà, deuxième roman de l’auteure que je lis et je suis toujours autant impressionnée par son coup de plume et son génie ! Dans Les morsures de l’ombre, j’ai ressenti dans la première partie du roman : espoir, courage et compassion, puis est venu le désespoir, la peur et la haine (pas très jojo comme sentiment).  

Karine Giebel ne prend pas de gants dans ses romans, elle n’épargne rien ! C’est ce que j’aime le plus dans son écriture. Parce que soyons sérieux, ses histoires peuvent devenir vraies. Devenir des faits divers que l’on lit dans les journaux le dimanche matin en buvant son café. 

*Minute sérieuse terminée* 

Une lecture que je ne suis pas prête d’oublier ! Non seulement, elle m’a collé des sueurs froides, mais en plus de ça ma pauvre Stella a surchauffé à force de chercher le pourquoi du comment. Benoît Lorand a fini enfermé dans une cage, avec pour toute présence une geôlière et bourreau complètement frappadinguePlus d’une fois, j’ai eu les cheveux qui se sont dressés sur la caboche ! Non, mais sérieux j’ai cru que j’allais m’évanouir parce que la folle ben, ce n’est pas vraiment une tendre, bien au contraire ! Pauvre Ben, j’ai espéré avec lui, eu peur avec lui, souffert avec lui et j’ai haï cette femme en même temps que lui !    

Et cette fin ! Qui m’a fait faire un bond de dix mètres de mon canapé ! Un gros coup de cœur pour ce roman, l’auteure a encore une fois réussi à me sortir de ma zone de confort. Je compte bien avaler tout sa bibliographie, heureusement qu’Alfred est bien accroché, enfin j’espère !

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Impression étrange.

Comme une gueule de bois, un lendemain de cuite. Sauf qu’il peine à se souvenir de la veille… Neurones en vrac.

Enfin, ses yeux s’ouvrent complètement. Il réalise qu’il gît par terre, à même un béton sale. Un mélange d’effluves importune ses poumons ; peinture, détergent, grésil, essence ? Désagréable, surtout de bon matin ! Mais est-ce seulement le matin ?

Ça sent pas comme ça chez moi, d’habitude…

Première certitude : je ne suis pas dans ma piaule.

Mais où, alors ?

Ses paupières aspirent à se refermer. Il lutte, de toutes ses forces.

Au plafond, une peinture blanche qui s’effrite.

À gauche, un mur en béton brut lui aussi ; avec un renfoncement assez obscur au beau milieu où il croit distinguer une vasque en porcelaine blanche…

En face, un soupirail paré d’un quadrillage en fer rouillé ; juste derrière, une impression de soleil timide. La seule et unique lumière vient de là.

Il tourne la tête sur la droite, déclenchant une douleur assassine dans ses cervicales. Et là, il aperçoit…

Les barreaux.

5-etoiles

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